20.09.2007
Ainsi font Dim Dam Doum !
Alléchée par le site internet et plusieurs critiques élogieuses, j’ai décidé de prendre des places pour ce spectacle prometteur.Après quelques hésitations devant le théâtre (le spectacle n’est pas affiché), et un p’tit kawa juste en face, le rideau de fer se lève. Ce petit théâtre sympathique tout de rouge décoré nous euphorise. La caissière a un sourire fraise des bois et les enfants chantent à tue-tête en sautillant sur les marches lumineuses. Bref, un petit air de fête. J’étais fière de m’être tenue à mes grandes résolutions de la rentrée et de faire découvrir à ma fille les joies de la vie parisienne quoiqu’on en dise.
La Salle est belle, le rideau est de velours rouge, les fauteuils aussi. Je suis ravie. Toute cette humeur bon-enfant me galvanise et c’est avec un sourire radieux que je souris à mon mari. Tout s’annonce parfait dans le meilleur des mondes.
Soudain, la lumière s’éteint , un enfant pleure, le rideau se lève. Doum, le fameux, apparaît larmoyant. Il a perdu son doudou. Début et fin de l’intrigue. Et c’est là tout le problème. Il est vrai que comme le dit Katherine Roumanoff : « J'ai imaginé une intrigue simple : la chenille Doum a perdu son doudou. » Et c’est vrai. Succède une série de personnage que Doum va rencontrer sur son chemin dans sa quête du doudou perdu. Ils sont mignons, doux, des petites têtes coquines, le tout se passant dans un jardin aux couleurs acidulées. Le décor est réussi, l’histoire beaucoup moins. On sent parfois une inspiration fatiguée dans les paroles des chansons :
Qu'est-ce qui se passe ici ?
Calmez-vous les petits amis !
Bobo à petit doudou
Mais c'est rien du tout
Je n’ai pas très bien compris l’avant dernière phrase.
Bref 35 minutes à subir le regard courroucé et presque agressif d’un mari au bord de la crise de nerf. Ma fille, à l’inverse, était subjuguée. Elle frappait avec enthousiasme dans ces mains au rythme non cadencée d’une chanson aux paroles obscures, criaient avec ces congénères pour avertir Doum en danger… Bref, ça marche. Au grand désespoir de mon mari, Garance parle tous les soirs du spectacle, et nous oblige à reprendre en cœur avec elle la chanson phare du spectacle.
Conclusion :
C’est certain, le tout manque cruellement de poésie, de rêve, d’imaginaire… Une histoire prosaïque mais comme le dit encore une fois Katherine Roumanoff : « Les enfants se sentent concernés, ça évoque quelque chose qu'ils connaissent bien et, au-delà, la séparation avec leur maman : c'est le thème principal de la tragédie des tout-petits ! ». C’est sûr, ma fille ça l’a drôlement interpellée ! Bref, un spectacle vite fait bien fait, à faire en catimini avec votre petit mais pour les grands jours d’autres spectacles valent plus le détour.
15:40 Publié dans les pestacles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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