20.09.2007

Petit Ours est grand !

68f4a9a8d6c3c48b1048baf618fd61d4.jpgPar un après-midi pluvieux et froid début décembre, je décide de m’armer de mon plus grand courage pour affronter le temps, le métro, les gens pour voir avec Garance ce petit spectacle que je reluquais depuis un bon moment dans le guide Balado, idée 258.

 

Métro Saint Georges, après les 251 marches en portant les 14kg bien tassés de ma fille + la poussette + saucée à la sortie, j’arrive en pleine forme et bien disposée devant la porte de ce minuscule théâtre.

 

Un gars d’humeur débonnaire m’accueille à l’entrée et se charge lui-même de plier la poussette. Aaahhh, je n’en peux plus de gratitude, ce geste assez rare mérite d’être souligné, et révèle sans aucun doute la plus grande sensibilité ;). Je me rends compte un peu plus tard que cet homme n’est rien de moins que Ravioli le clown et le magicien du spectacle…et Christian Gambin en personne, directeur et maître de céans. Ce monsieur, est connu all over the world, jusqu’au Japon, dixit son site !

 

Bref, nous voici installées, ma louloute sur les genoux, toutes ouïes. La salle est coquette, le stroboscope ( ??) pendu au plafond n’en peut plus de tourner et de ravir les enfants. Enfin, Voici à nouveau Monsieur Gambin, cette fois-ci en Monsieur Loyal (sans le déguisement) venant nous présenter le programme des festivités. Au grand étonnement de tous les parents, c’est avec un ton bourru et légèrement agacé que notre hôte commence à décrire le déroulement théâtral. Apparemment, il n’en peut plus des critiques qu’il a pu voir sur internet et reprend à rebrousse-poil toutes les réflexions. Non, le décor n’est pas digne d’un Rembrandt mais « si c’est que vous cherchez ce n’est pas ici qu’il faut venir » ; oui, il y aura des ballons pour tout le monde peut-être pas pendant le spectacle mais il y prendra lui –même soin à la sortie ; oui, le spectacle dure 45 minutes (mais là ça va faire moins puisque je suis en train de vous parler ;)). Enfin , s’adressant aux enfants il leur demande s’ils ont pour habitude de manger leurs chaussures, ceux-ci réprouvent de manière manifeste et ce dernier de leur répondre « bon ,et bien vous ne mangez pas non plus les ballons, sinon  vous ne pourrez même appeler vos parents à l’aide ! » Je regarde les autres parents qui ont l’air aussi désarçonné que moi. Je réprime un sourire, allez Monsieur Gambin, on a compris que vous n’en pouviez plus ce toutes ces normes de sécurité et de politiquement correct. Mais ça tombe bien, on est pas venu voir Oui-Oui à Bercy ! Les parents n’ont pas l’habitude qu’on leur parle comme ça et finalement ça à son charme ;). J’ai l’impression de me retrouver devant ma boulangère qui s’en fout de faire la gueule quand elle est énervée à cause de son mari et je suis d’accord le sourire falsifié m’ennuie moi aussi.

 

Enfin le spectacle commence. Et c’est du vrai, du beau, du bon spectacle pour les petits. Ma fille a tout de suite accroché avec les personnages et fût émerveillée par l’apparition en cher et en os de la fée. On sourit devant le côté artisanal (M. Gambin apparaît donc successivement en clown et en magicien) et la musique année 70 légèrement ringarde mais c’est ça qui est charmant.

L’histoire est simple (voire le spitch) mais les personnages jouent leurs rôles à merveille ; La fée est belle (jolie brune aux yeux bleus) ; le magicien fait de véritables tours de magie et enfin l’ours en peluche devient à la fin de l’histoire un nounours géant qui fait des câlins à tous les enfants souhaitant le rejoindre sur scène. Sans compter la distribution de chapeaux de cow-boy pailletés et toises de princesses ainsi que les ballons transformés en divers animaux du magicien.

 

Conclusion :

 

Un spectacle qui a du cœur. L’enfant n’est pas émerveillé par les prouesses techniques mais par le sourire de M. Gambin et de la fée. On s’y sent bien et l’on ressort avec une petite pointe nostalgique au fond du cœur. Un spectacle authentique dans un quartier qui l’est de moins en moins. Exit Disney land et ses spectacles bien policés. Merci au Nounours géant qui prend le temps de dire au revoir aux enfants à la fin du spectacle et à M. Gambin  qui résiste, du fond de sa petite salle, aux normes de notre temps.

Les commentaires sont fermés.