31.01.2008

Traquenard à Cauchemar

« Les cauchemars, c’est un fait banal autour de sept ans ; ils sont même nécessaires Françoise Dolto.
La Dolto a encore frappé et moi, pour tout de même limiter les sommeils interrompus j’ai offert à ma fille plusieurs livres sur le sujet. En la matière, il y a pléthore. Les éditeurs ne se lassent pas de ce thème fédérateur avec plus ou moins de talents… Voici quelques titres sur des histoires cauchemardesques pour rassurer nos petits monstres :

LES CLASSIQUES

f68d38689e1703c1d5c80fd2dd930c13.jpgIl y a un cauchemar dans mon placard – Mercer Mayer – Gallimard Jeunesse – 19 € dans la collection Les bottes de 7 lieux mais existe en format poche.

 

 

 

 

 

Résumé : Un petit garçon, couché dans son lit, attend de pied ferme le cauchemar qui se cache dans son placard et qui se glisse près de son lit à la faveur de l’obscurité. Il réussit à l’effrayer et doit ensuite le consoler.

 Intérêt pédagogique : Ce classique de la littérature pour la jeunesse permet d’aborder avec les enfants le problème des terreurs nocturnes. Le récit, qui commence par «autrefois», permet de comprendre que le narrateur est devenu grand et qu’il nous parle de son enfance. Cela donne une résonance particulière au récit ; nous sommes dans le domaine de la confidence. C’est un adulte qui s’adresse à ses jeunes ecteurs et qui leur avoue avoir eu peur, la nuit, quand il était petit. L’enfant affronte son cauchemar et le vainc, car il a eu le courage de le regarder. Il est sûr que le cauchemar, sous cette forme de monstre un peu horrible mais aussi un peu ridicule, est moins effrayant que ce que l’on peut imaginer derrière la porte fermée du placard. Les enfants sont également sensibles à l’humour de la deuxième partie du récit où l’enfant, protecteur, sermonne puis console son cauchemar avant de lui permettre de partager son lit.

Commentaire : Ce que j’en dis et ma fille par mon truchement :
Je connaissais ce livre par l’avoir vu plusieurs fois mentionné dans la bibliothèque idéale des tout-petits. Lorsque je l’ai vu ce livre lors du Salon du livre jeunesse 2006, en énorme (46 cm) j’ai succombé. Je ne pouvais pas laisser passer l’occasion de me représenter en mère parfaite. Et pour embellir encore cette image baignée de lumière, je l’ai également acheté pour mon neveu. « Coup double ! » me suis-je dis. Et double effet à l’arrivée. Ma fille déteste, mon neveu adore. Toujours pas de règle en la matière, mon Dieu que c’est énervant de ne pas pouvoir appliquer une simple loi théorique sur des enfants ! Mon esprit scolaire et académique ne supporte toujours pas ces écarts…de sensibilité ! Blague à part, cela reste un livre qu’apprécient les parents par ses illustrations au charme désuet (jouets en bois dans la chambre de l’enfant, petit garçon raie sur le côté). Le style simple et direct, les cauchemars ridiculisés, en font un incontournable. A l’inverse, je trouve qu’il y a confusion entre les cauchemars et les monstres, ce qui n’est pas tout à fait la même chose…Le monstre permet de personnifier l’image du cauchemar mais n’est pas l’exacte définition d’un rêve noir… Conclusion : Bon basic mais à tester avec votre enfant avant achat. Risque de rejet total possible.


e60546c5cc19defcddb3138fd6477eea.jpgMax et les Maximonstres – Maurice Sendak – L’Ecole des Loisirs – 10,40 € en album cartonné. Cet album, œuvre maîtresse dans la littérature enfantine me fascine par la justesse de son champ lexical. L’auteur joue véritablement avec la construction des phrases et des mots. Un album mystérieux aux gravures douces et oniriques que l’on ne finit jamais d’explorer.

 

Résumé :
C’est donc l’histoire d’un petit garçon Max déguisé en loup qui « fit une bêtise, et puis une autre… et puis une autre… ». Sa maman le punit « Monstre » et l’envoie dans sa chambre sans manger. La punition laisse place au rêve et la chambre de Max se transforme en une gigantesque forêt avec « des lianes qui pendaient du plafond, et au lieu des murs, des arbres à perte de vue ». Puis Max monte dans un bateau et arrive au pays des Maximonstres. Très facilement, il devient leur roi et organise une « fête épouvantable ». Mais voilà Max interrompt la fête et punit les monstres « Vous irez au lit sans souper » utilisant le même langage que sa mère. Il se sent seul et il a faim. Il décide alors de partir et d’abandonner les monstres tout comme il s’est senti « délaissé » par sa mère. Il refait le chemin inverse qui dure de nouveau un an et un jour. Il accoste enfin dans sa chambre où il trouve son dîner… tout chaud !

Commentaire : Impossible de faire ici une explication de texte tant elle riche et propre à chacun. J’aime cette histoire parce qu’elle est très stylée et les dessins étranges quant à ma fille, elle n’a pas beaucoup apprécié et ne souhaite pas le lire à nouveau. Peut-être que cela viendra plus tard… Conclusion : un joli livre à tiroirs mais à offrir aux enfants en âge de comprendre le second degré ou déjà très rêveurs.

LES NOUVEAUTES

105e2a72aea20be939d62d866e684263.jpgLe livre Anti-cauchemar de Pénélope – Gallimard Jeunesse Album cartonné – 12,50 €

 

 

 

 

Véritable concentré de rêve, belles illustrations et histoires tendres, la série des Pénélope est un gage de qualité. Illustré par Georg Hallensleben et écrit par son épouse Anne Gutman, le duo nous entraîne dans un monde poétique, où les problèmes de la petite enfance sont abordés avec beaucoup de douceur.

 Résumé :
Pénélope a beau interdire aux cauchemars de venir sans y être invités, rien n’y fait ! Papa entre alors dans sa chambre, avec un très vieux livre recouvert d’une poudre dorée. Déposée sur le bout du nez, sur le front et sur les yeux fermés, cette poudre protège des cauchemars. Le lendemain matin, Pénélope se souvient d’avoir ramassé des œufs de poule en chocolat, d’avoir pique-niqué avec des amis lions, d’avoir fait une promenade à dos de mammouth… Mais aucun cauchemar n’est venu la déranger. A ton tour, prélève un peu de cette poudre anti-cauchemar et fais de beaux rêves…

Commentaire : Un livre gri-gri qui dit mieux ? Le livre anti-cauchemar agit comme un objet protecteur grâce à sa poudre anti-cauchemar que je prends soin de saupoudrer sur le visage de ma fille tous les soirs. A chaque fois que j’ouvre ce livre j’ai l’impression d’offrir un bouquet de fleurs à Garance et cette dernière de s’éterniser devant Penelope faisant son rêve préféré : celui où elle rêve d’avoir le droit de manger toutes les sucettes du magasin de bonbons. Et aucun cauchemar ne vient lui faire peur !

Conclusion :
A acheter. Même pour soi.

http://www.gallimard-jeunesse.fr/3nav/animation_penelope....

 Pour en savoir plus :

http://www.sommeil.org
Le sommeil des enfants expliqué aux parents, le sommeil des enfants expliqué aux enfants (dessins des propores concernés à l'appui), concernen surtout les plus grands (à partir de 6 ans).

Aller faire un tour également sur le site de Bubble, télécharger le dernier numéro en PDF, il y a un article consacré sur le même sujet

28.01.2008

Ohé Zoé, une petite chenille très appréciée !

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Univers coloré, musique douce, marionnettes tendres et attachantes, Ohé Zoé, le spectacle présenté actuellement à la Comédie de la Passerelle à Paris jusqu’au 9 mars tient ses promesses. A découvrir avec des tout-petits que cette histoire gaie au style chatoyant enchantera.

Dimanche 11h. Comédie de la Passerelle dans le 20ème. Caissière stressée, ( 10h40 l’arrivée, pas 11H s’il vous plaît !), Parents paniqués à l’idée de se retrouver sans place, enfants excités. Rien que du classique, donc, à l’entrée. Et le spectacle ? Entrez….

Le spitch :
Zoé est une petite chenille qui voudrait tellement ressembler aux jolis papillons qui virevoltent dans le ciel ! Quittant la branche où elle déambulait en soupirant, Zoé va faire sur son chemin des rencontres insolites qui l'amèneront à réaliser son rêve...
Conçu pour les tout-petits avec des marionnettes en mousse manipulées à vue,Ohé Zoé ! est un spectacle qui parle de la peur de grandir, de la différence et de l’amitié.

Le spectacle :

Une petite salle dans la pénombre, un cercle découpé dans le rideau noir, «petit écran » où se déroulera les mésaventures de cette adorable protagoniste angoissée à l’idée de ne jamais pouvoir voler.
L’artiste, toute vêtue de noir, apparaît au milieu du bleu vif du ciel et Zoé la chenille prend vie sous les yeux émerveillés des petits. On entre en douceur dans son univers, une toute petite balade sur son arbrisseau piquant-agaçant, un essaim de « couleurs » virevoltant au-dessus de sa tête, le tout accompagné d’une musique douce et caressante. Les petits spectateurs suivront ensuite l’évolution du petit papillon en devenir dans cet univers poétique. La jaune fleur du tournesol, la verte salade bougonne, le vieil arbre volubile… Un moment de grâce où rien ne fait peur ou presque… (un tout petit cauchemar de rien du tout vite oublié viendra pimenter l’histoire).
Le spectacle dure 35 minutes , les enfants applaudissent et les plus téméraires pourront aller saluer la petite chenille à la fin du spectacle.

Allez donc prendre votre envol vous aussi, toute la famille sera ravie !
Un tout petit bémol cependant, interdit aux plus de 4 ans sous peine de bâillements.
Si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à aller visiter le site de la compagnie, illustré par de nombreuses photos du spectacle.

http://www.compagniemarizibill.fr

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A visiter dans les environs :
Le temps s’y prêtait, nous sommes allés ensuite au cimetière du Père-Lachaise pour une petite promenade calme et respectueuse, un joli moyen de parler de la mort avec douceur, dans la beauté des lieux.

Le Palais de Tokyo, c’est bô !

Le mois de Janvier est celui des grands frimas, je vous donne encore une idée si l’hiver décide de sévir le week-end prochain.
Le Palais de Tokyo, ouvert depuis 2002 et situé non loin du Trocadéro, est l’un des ses endroits incongrus qui souhaite présenter l’art contemporain à un large public très curieux et très ouvert. Autrement dit une foule de bobos en mal de sensations qui s’extasient devant la moindre tâche noire sur fond blanc. C’est en tout cas ainsi que je voyais les choses avant d’y mettre les pieds…

Honni soit qui mal y pense !

Le regard neuf que porta mon enfant sur ces drolatiques formes d’art me permis de me sortir du cadre des peintres hollandais et leurs mines bien carrées. C’est parfois coloré, parfois enfantin, toujours surprenant et surtout très grand ! Il y a des l’espace à perte de vue et le Palais de Tokyo prend des airs de nursery avec tous ses landaus. Je cois bien que le Palais de Tokyo doit être l’un des premiers musées visité par les petits parisiens. Rien à dire, la prochaine génération sera beaucoup plus étanche à l’art de son époque que nombreux de mes congénères !
Vous pouvez vous y rendre avec votre tout-petit que vous laisserez dans sa poussette pendant la visite si vous le souhaitez. Pendant sa sieste, vous pourrez ainsi vous cultiver et vous pavaner le soir même lors d’un dîner ! Très pratique si vous voulez faire semblant que décidemment que « rien n’a changé, tout tout a continué » (hé, hé, hé !).
A part ça, je sais que des ateliers sont organisés le dimanche à 15h pour les enfants à partir de trois ans. Si vous avez eu l’occasion de vous y rendre, je serais ravie d’avoir votre avis. J’envisage d’y aller bientôt.

 

http://www.palaisdetokyo.com

 

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25.01.2008

L'Aquarium de la Porte Dorée - Riche idée !

Un petit post rapide si vous souhaitez varier les plaisirs ce week-end avec votre petit. Allez à l'Aquarium de la porte dorée, un classique en la matière. A partir de 6 mois sans problème. La chatoyance des couleurs, la chaude atmosphère et le calme environnant font de cette visite un moment agréable adapté à toute la famille.

Description officielle :
L’Aquarium tropical fut créé en 1931 dans le seul bâtiment de l’Exposition Coloniale destiné à rester afin de montrer au public la faune aquatique des colonies. La rénovation technique entreprise depuis 1985 a permis l’acquisition d’animaux ayant des exigences très spécifiques quant à la qualité de l’eau.
L’Aquarium jouant un rôle pédagogique, notamment auprès des jeunes visiteurs, les nouveaux hôtes ont été choisis en fonction de l’information dont ils pouvaient être porteurs.

Description officieuse :
Le bâtiment année 30 au style colonial ajoute à l'atmosphère totalement désuète de ce musée. Longtemps resté en travaux, le bâtiment accueille aussi désormais la Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration dont on a absolument pas entendu parler. Pas de cérémonie d'ouverture, pas de papier dans les médias, tiens, tiens... Le discours tenu à travers cette cité n'a apparemment pas plu au petit nerveux, président des Français. Je n'ai pas eu l'occasion de la visiter encore mais vos commentaires sont les bienvenus (pas facile avec le marmot cela dit).

 

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14.01.2008

L'enfance

Il paraît que cela laisse des traces. L’enfance est toujours tapie. Pour moi, elle s’élance à l’appel d’une voix rauque. A l’odeur de cigarette et de café, un oeil cerné. Elle bondit à l’écoute de tournures argotiques et de chansons populaires. Elle fait battre le cœur de petite fille perdue dans la masse de « la middle class » blanche.

 

L’enfance n’est jamais bien loin et me hante à longueur de vie. A l’évocation d’apéros sans fin et du cri des alouettes au loin, je frétille. A la vue d’un regard franc d’un homme qui me désire et je replonge dans les bras forts de mes oncles fringants. La lueur de la télévision, le dimanche soir. Gavés de nourriture d’un repas d’une journée, la clémentine rafraîchissante, le fond de champagne au fond de la flûte. Lieux communs certainement, mon commun, ma communauté perdue. Le parquet qui grince, l’odeur du dimanche dans les rues et la boulangerie en bas de chez mes grands-parents « Aux gamins de Paris ». A dix ans, j’étais déjà nostalgique d’un temps qui n’existait plus. Ce nom me faisait rêver et c’est avec délice que j’allais y acheter des bonbons dont je me foutais. Le plaisir était dans l’atmosphère. J’avais l’impression d’être dans l’authenticité. Les lignes géographiques étaient déjà tracées, Paris serait ma ville, celle où j’allais exister. Paris est aujourd’hui autour de moi, elle reste quoiqu’on en dise symbole pour moi de vérité. Pas de centres commerciaux aseptisés et il reste, en bas de chez moi, un café noyé dans la fumée. Je m’y accroche, j’emmène ma fille sur la terrasse en été. Je savoure les phases en portugais des propriétaires et je prie pour que tout cela ne soit pas remplaçé par un « lounge bar » dont le nom me donne la nausée. J’habite à Paris, c’est ma ville à moi.

 

Les yeux verts de mon père. Le saut de l’ange filmé en super 8. L’effort à tout casser. Sa montée vers le mont tacul « le cul du Mont-Blanc » comme il se plaisait à le dire. Sa mine fatiguée à la descente. Le camping des rosiers à Chamonix, l’odeur des sanitaires, la gueule cramé des amoureux de la varappe et mes premiers coups de cœur à la vue de ces mines bronzés. J’avais un abonnement à la piscine municipale, je détestais la montagne et ses balades obligées. Je me souviens de Mickael Jackson qui hurlait dans mon casque au milieu des marmottes. Mais le mal s’instillait. Mon père reste mon père, je l’admirais. Ses gouttes de sueur et le plaisir qu’il prenait à se malmener. Je savourais l’éloge quand j’essayais de le suivre dans ses efforts. Je prenais place dans la chaîne maléfique de l’effort physique. Je continue à me surpasser et j’adore sentir les gouttes de sueur couler. Tout se gagne par l’effort, voici la morale de l’histoire. Je suis sportive donc à mon corps défendu.

 

Ma mère est fragile. Ses larmes sont son identité. Jolis traits à se damner. Manque juste la petite étincelle trop tôt étouffée par un père con comme un balai et une mère absente, elle aussi. Sacrée lignée. Une mère insaisissable en fait. Petit cliché à la rescousse qui a du mal à venir. J’ai toujours l’impression que ma mère n’est jamais vraiment présente dans mes souvenirs. C’est de la douceur à l’état pur, de l’amour, de l’aura tout autour de nous, ma sœur et moi. Petite, je trouve ses dessins magnifiques et ses histoires à dormir debout. Je la trouve évidemment très belle dans les robes que mon père lui dessine. Image onirique d’une femme, qui, encore aujourd’hui, ressemble à une fée. Elle aime danser, moi aussi. Les grands magasins étaient son domaine, elle en connaît tous les raccourcis, tous les codes. A 16 ans, elle poussait les chariots de marchandises, et passa ensuite sa vie dans la dentelle et les soutiens-gorges à balconnets. Ma mère, vendeuse de lingerie féminine et moi je connais tous les coulisses de cette maison devenue secondaire au fil des années. Galeries Lafayette, Printemps, Boulevard Haussmann, le comble de la superficialité au goût d’enfance et j’adore m’y vautrer.

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10.01.2008

Paris sur Glace où les deux spots à Paris pour pratiquer la glisse


Ce post date de l'année dernière mais puisque la Marie de Paris a remis ça, j'ai pensé que cela pourrait vous donner une idée :

 Depuis quelques années s'installe devant l'Hôtel de ville une immense patinoire entourée de cartons pâtes censés représentés les glaciers. Paris sur plage en été, Paris sur glace en hiver donc.
Premier constat : beaucoup moins de monde qu'à Paris plage surtout si vous arrivez à 10h du matin le jour le plus froid de l'année. Le jour J nous avons eu un grand soleil avec un petit froid piquant. Tout autour de nous était blanc, surtout en attendant notre tour, aveuglés par le soleil en pleine face. On s'y croyait.

Le principe : pour dix minutes d'attente, dix minutes de glisse. Après le gardien siffle et c'est aux autres de se ruer sur les luges. Petit conseil : les jaunes pour s'asseoir avec votre enfant, les rouges pour les Grands Autonomes. On a adoré. Constance beaucoup moins. Surtout la petite bosse en plein milieu de la descente.


Conclusion :
Bonne idée de sortie. Rigolo. Et c'est gratuit !...Mais il faut savoir ce que l'on fait après.

Idées pour après :
Le soleil n'en finissait pas de briller, j'ai eu pour idée d'aller prendre un café en terrasse au BHV. Mais là, je suis restée terrassée par la déception, la terrasse n'existe plus !
Fini le mignon petit jardinet avec une petite cafet et son toit ondulé sur les toits de Paris ;
Désormais cet endroit ignoré de tout le monde et remplacé par une Cafet simili Casino avec grande baie vitrée !


On a finalement atterri à la terrasse de la Brioche Dorée. Moins drôle mais tout aussi pittoresque. Sans oublier d'aller voir avant les statues tout en couleur de Nikki Saint Phalle autour que votre petit va adorer. Dommage, ce jour-là, elles ne crachaient pas d'eau (Y a-t il des horaires ?).

 

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08.01.2008

le Cirque Phénix Junior

da77ad9f8d8b68f49057f84f0352edd0.gifCela faisait un petit moment que Garance me réclamait à cor et à cris un « pestacle au cirque ». Après avoir passer en revue l’ensemble des compagnies circus en ce moment à Paris, je me suis décidée pour le cirque Phénix Junior en représentation au jardin d’acclimatation jusqu’au 6 janvier (Je sais il est bien tard pour cette critique mais cette compagnie continue sa tournée en Province, alors…). Moins cher (12€ à partir de 3 ans et entre 20 et 27 € pour un adulte en fonction de l’emplacement.), pas de réservation (suffit de se présenter 10 minutes avant le spectacle de 16 heures) et apparemment bien adapté au jeune public (total confiance quant à la programmation du jardin d’acclimatation).

Jeudi 3 janvier, nous voici donc parties à l’orée du bois de Boulogne pour assister à la parade. L’entrée et les couloirs sont tous de rouge vêtus comme ils se doivent, nous entrons dans la tribune et nous nous sentîmes bien seules… Trois pelés, un tondu comme disait ma maman. Bien placées, forcément. Trop bien placées, j’aurais du me méfier.

La particularité de ce spectacle est qu’il est sans animaux, tout se jouera donc autour de numéros d’acrobates. A force de déhanchement sur une musique déchaînée à jongler de toutes parts, les acrobates finissent par lasser et j’ai senti que Garance commençait à s’ennuyer. Heureusement, Sacha l’homme-grenouille est venu nous réveiller et sa souplesse absolument ahurissante, voire même parfois insoutenable vaut le détour à lui seul. Le numéro de la femme-poupée était également charmant. Le clou du spectacle étant évidemment que j’ai moi-même contribué à l’enchantement des spectateurs (si si) en maintenant tant bien que mal la femme-poupée…j’étais ravie, ma fille terrorisée.

Bon, au final, un petit spectacle charmant, un peu long parfois et des artistes qui essayaient de mettre l’ambiance dans une salle vide ce qui me donne toujours envie de me mettre debout, taper des pieds, les applaudir comme une forcenée pour les consoler.

Allez-y pour les petits (le spectacle dure 1 heure et les horaires bien adaptés), par contre préférez le cirque Bouglione, voire la version du cirque Pékin présentée par la même compagnie si vos enfants sont plus grands, le cirque ne dure qu’un temps autant le choisir grand…

http://www.cirquephenix.com/

02.01.2008

Les trois Brigands

8cf38a1a5d800c88952a61e023d499d2.jpgJe n’y suis pas allée personnellement. Préparatifs de Noël, vous connaissez ? Autrement dit à moi la chaleur insupportable d’un supermarché bondé au milieu de femmes assassines, folles à lier devant le dernier bloc de foie gras landais. Mon compagnon, quant à lui, a préféré « s’occuper de la p’tite ». Je lui ai donc suggéré le film que je rêvais de voir avec ma fille « les trois brigands ». Inspiré du livre jeunesse éponyme écrit par Tony Ungerer, ce film raconte la vie de trois brigands dont la vie bascula le jour où ils kidnappèrent une petite fille orpheline Tiffany…Ecrit en 1968 par un hippie de première, ce livre connut un succès grandissant auprès des parents intellos de l’époque qui l’offrirent sans tarder à leur progéniture balbutiante. Le livre est graphiquement remarquable, les brigands sont symbolisés par une chapeau noir et des petits yeux sournois et mystérieux, l’histoire est belle (évidemment les trois brigands finissent par partager tout leur argent, on est en 68. Que donnerait les trois brigands sous l’ère Sarkozyste, ils kidnappèrent plus pour gagner plus ?). Le film quant à lui tient ses promesses. Ma fille de trois ans, n’a pas eu peur, malgré le passage un peu horrifiant sur l’orphelinat et a tout compris. Difficile d’en savoir plus mais si vous souhaitez de plus amples renseignements, achetez les trois brigands, il existe en version poche jeunesse pour pas trop cher.

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