23.02.2008

l'enfance

Je suis tombée là dessus, dans un avion. J’ai trouvé les mots justes et des phrases qui valsaient dans ma tête depuis longtemps. L’exacte description de l’enfance au paradis. Sans s’en douter, elle me fait penser à des films légers tournés dans les années 60 sur la Côte d’Azur, en été, avec des voitures décapotables, le soleil omniprésent et le chant des cigales en fond sonore […] à des Don Camillo en noir et blanc, au Maroc de Cent mille dollars au soleil, au soleil du Salaire de la peur, à des films de Philippe Broca, à des films italiens aussi, bien sûr, à des films avec Naples pour décor, du style Parfums de femme, avec Vittorio Gassman, elle me fait penser à tous ces films plein de soleil, elle me fait penser à tous ces films pleins de soleil, mais aussi aux palmiers des petites gares varoises désertes à midi en plein mois d’août, aux horaires d’été placardés aux débarcadères des navettes de la rade de Faront, à des tonnelles, à des courses à Carrefour pour un barbecue en famille, à l’arrière-pays provençal, au retour de la plage, aux poils des bras qui blondissent quand on bronze, au goût du sel dans les chaveux, à des désirs adolescents au bord de la piscine exacerbés par l’odeur des pins maritimes, à des balades en tong entre les vignes, à des matches de tennis torse nu, au Lubéron, à la mer, à des entiers côtiers, à Porquerolles, à des bains de minuit, aux îles grecques, à des beignets de calamars à Tarifa ( … ). J’étais derrière toi – Nicolas Fargues – Ed. folio poche.

Puis j’ai essayé de l’illustrer en cherchant un extrait de la Baule-Les Pins qui est mon film référence concernant l’enfance, du moins la mienne. La protagoniste s’appelle Frédérique ce qui augmente ma glande lacrymale à chaque fois que je le visionne. Je suis tombée sur un autre film de Diane Kurys, qui a l’art de capter les tourments de l’adolescence : Diabolo menthe. Et je dois dire que cet extrait m’a également mis la larme à l’œil...

 

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