28.01.2008

Le Palais de Tokyo, c’est bô !

Le mois de Janvier est celui des grands frimas, je vous donne encore une idée si l’hiver décide de sévir le week-end prochain.
Le Palais de Tokyo, ouvert depuis 2002 et situé non loin du Trocadéro, est l’un des ses endroits incongrus qui souhaite présenter l’art contemporain à un large public très curieux et très ouvert. Autrement dit une foule de bobos en mal de sensations qui s’extasient devant la moindre tâche noire sur fond blanc. C’est en tout cas ainsi que je voyais les choses avant d’y mettre les pieds…

Honni soit qui mal y pense !

Le regard neuf que porta mon enfant sur ces drolatiques formes d’art me permis de me sortir du cadre des peintres hollandais et leurs mines bien carrées. C’est parfois coloré, parfois enfantin, toujours surprenant et surtout très grand ! Il y a des l’espace à perte de vue et le Palais de Tokyo prend des airs de nursery avec tous ses landaus. Je cois bien que le Palais de Tokyo doit être l’un des premiers musées visité par les petits parisiens. Rien à dire, la prochaine génération sera beaucoup plus étanche à l’art de son époque que nombreux de mes congénères !
Vous pouvez vous y rendre avec votre tout-petit que vous laisserez dans sa poussette pendant la visite si vous le souhaitez. Pendant sa sieste, vous pourrez ainsi vous cultiver et vous pavaner le soir même lors d’un dîner ! Très pratique si vous voulez faire semblant que décidemment que « rien n’a changé, tout tout a continué » (hé, hé, hé !).
A part ça, je sais que des ateliers sont organisés le dimanche à 15h pour les enfants à partir de trois ans. Si vous avez eu l’occasion de vous y rendre, je serais ravie d’avoir votre avis. J’envisage d’y aller bientôt.

 

http://www.palaisdetokyo.com

 

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25.01.2008

L'Aquarium de la Porte Dorée - Riche idée !

Un petit post rapide si vous souhaitez varier les plaisirs ce week-end avec votre petit. Allez à l'Aquarium de la porte dorée, un classique en la matière. A partir de 6 mois sans problème. La chatoyance des couleurs, la chaude atmosphère et le calme environnant font de cette visite un moment agréable adapté à toute la famille.

Description officielle :
L’Aquarium tropical fut créé en 1931 dans le seul bâtiment de l’Exposition Coloniale destiné à rester afin de montrer au public la faune aquatique des colonies. La rénovation technique entreprise depuis 1985 a permis l’acquisition d’animaux ayant des exigences très spécifiques quant à la qualité de l’eau.
L’Aquarium jouant un rôle pédagogique, notamment auprès des jeunes visiteurs, les nouveaux hôtes ont été choisis en fonction de l’information dont ils pouvaient être porteurs.

Description officieuse :
Le bâtiment année 30 au style colonial ajoute à l'atmosphère totalement désuète de ce musée. Longtemps resté en travaux, le bâtiment accueille aussi désormais la Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration dont on a absolument pas entendu parler. Pas de cérémonie d'ouverture, pas de papier dans les médias, tiens, tiens... Le discours tenu à travers cette cité n'a apparemment pas plu au petit nerveux, président des Français. Je n'ai pas eu l'occasion de la visiter encore mais vos commentaires sont les bienvenus (pas facile avec le marmot cela dit).

 

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14.01.2008

L'enfance

Il paraît que cela laisse des traces. L’enfance est toujours tapie. Pour moi, elle s’élance à l’appel d’une voix rauque. A l’odeur de cigarette et de café, un oeil cerné. Elle bondit à l’écoute de tournures argotiques et de chansons populaires. Elle fait battre le cœur de petite fille perdue dans la masse de « la middle class » blanche.

 

L’enfance n’est jamais bien loin et me hante à longueur de vie. A l’évocation d’apéros sans fin et du cri des alouettes au loin, je frétille. A la vue d’un regard franc d’un homme qui me désire et je replonge dans les bras forts de mes oncles fringants. La lueur de la télévision, le dimanche soir. Gavés de nourriture d’un repas d’une journée, la clémentine rafraîchissante, le fond de champagne au fond de la flûte. Lieux communs certainement, mon commun, ma communauté perdue. Le parquet qui grince, l’odeur du dimanche dans les rues et la boulangerie en bas de chez mes grands-parents « Aux gamins de Paris ». A dix ans, j’étais déjà nostalgique d’un temps qui n’existait plus. Ce nom me faisait rêver et c’est avec délice que j’allais y acheter des bonbons dont je me foutais. Le plaisir était dans l’atmosphère. J’avais l’impression d’être dans l’authenticité. Les lignes géographiques étaient déjà tracées, Paris serait ma ville, celle où j’allais exister. Paris est aujourd’hui autour de moi, elle reste quoiqu’on en dise symbole pour moi de vérité. Pas de centres commerciaux aseptisés et il reste, en bas de chez moi, un café noyé dans la fumée. Je m’y accroche, j’emmène ma fille sur la terrasse en été. Je savoure les phases en portugais des propriétaires et je prie pour que tout cela ne soit pas remplaçé par un « lounge bar » dont le nom me donne la nausée. J’habite à Paris, c’est ma ville à moi.

 

Les yeux verts de mon père. Le saut de l’ange filmé en super 8. L’effort à tout casser. Sa montée vers le mont tacul « le cul du Mont-Blanc » comme il se plaisait à le dire. Sa mine fatiguée à la descente. Le camping des rosiers à Chamonix, l’odeur des sanitaires, la gueule cramé des amoureux de la varappe et mes premiers coups de cœur à la vue de ces mines bronzés. J’avais un abonnement à la piscine municipale, je détestais la montagne et ses balades obligées. Je me souviens de Mickael Jackson qui hurlait dans mon casque au milieu des marmottes. Mais le mal s’instillait. Mon père reste mon père, je l’admirais. Ses gouttes de sueur et le plaisir qu’il prenait à se malmener. Je savourais l’éloge quand j’essayais de le suivre dans ses efforts. Je prenais place dans la chaîne maléfique de l’effort physique. Je continue à me surpasser et j’adore sentir les gouttes de sueur couler. Tout se gagne par l’effort, voici la morale de l’histoire. Je suis sportive donc à mon corps défendu.

 

Ma mère est fragile. Ses larmes sont son identité. Jolis traits à se damner. Manque juste la petite étincelle trop tôt étouffée par un père con comme un balai et une mère absente, elle aussi. Sacrée lignée. Une mère insaisissable en fait. Petit cliché à la rescousse qui a du mal à venir. J’ai toujours l’impression que ma mère n’est jamais vraiment présente dans mes souvenirs. C’est de la douceur à l’état pur, de l’amour, de l’aura tout autour de nous, ma sœur et moi. Petite, je trouve ses dessins magnifiques et ses histoires à dormir debout. Je la trouve évidemment très belle dans les robes que mon père lui dessine. Image onirique d’une femme, qui, encore aujourd’hui, ressemble à une fée. Elle aime danser, moi aussi. Les grands magasins étaient son domaine, elle en connaît tous les raccourcis, tous les codes. A 16 ans, elle poussait les chariots de marchandises, et passa ensuite sa vie dans la dentelle et les soutiens-gorges à balconnets. Ma mère, vendeuse de lingerie féminine et moi je connais tous les coulisses de cette maison devenue secondaire au fil des années. Galeries Lafayette, Printemps, Boulevard Haussmann, le comble de la superficialité au goût d’enfance et j’adore m’y vautrer.

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