20.09.2007

La fête au parc des Epinettes

Organisée par l’association Citoyen-T, 36 printemps et + aux Epinettes, est une fête qui devait normalement se dérouler toute la journée du dimanche 13 mai. Au programme : témoignages et anecdotes d’habitants du quartier ponctués par des lectures de  contes aux enfants, pique-nique, rallye découverte et orchestre dansant !

Une belle initiative, ayant comme principe fondateur le lien intergénérationnel, mais qui fut malheureusement écourtée par un temps capricieux et un vent maudit !

C’est vrai, tout à commencé par un temps normand ! Le dimanche matin s’étirait en langueur quand le soleil a décidé de mener la danse avec les nuages. C’est avec vélocité que je pris donc mon vélo et ni une ni deux, nous voici Garance et moi au quartier des Epinettes. Quartier populaire du 17ième s’il en reste, le parc dudit lieu, donnait ce jour là une petite fête bonne franquette.


Je découvris tout d’abord un petit square bien sympathique avec DEUX bacs à sable (mais oui, mais oui), un espace pour les petits et un autre pour les plus grands, des balançoires (payantes), et au milieu de tout ça un petit kiosque à musique qui se faisait beau pour les festivités annoncées. Beaucoup moins de monde qu’au parc Monceau et aux Batignolles, une bonne adresse si on en a assez des petits forts des batignolles ou des grandes dames de l’autre côté…
 Un hectare sous la chansonnette, de jolis petits bouquets rouges autour du kiosque et une mamie qui attend patiemment d’inscrire les enfants au rallye. Un petit air de guinguette, le soleil donne, et Gilbert Montagné qui nous invite à s’aimer…J’adore ! Une jeune femme viendra ensuite nous conter l’origine de la rue du « puit qui parle » (baptisée autrement depuis). Une sombre histoire d’une femme jetée au fond du trou par un mari à bout de nerf qui fascine Garance, absorbée par le rythme cadencé du phrasé de la conteuse. Il était 12h30, je n’avais rien apporté pour déjeuner dans cette atmosphère enchanteresse mais promis, craché on revient cet après-midi pour le bal grenadine.

Ce qui est dit doit être fait, ce qui est fait doit être dit. Nous y sommes retournées. Garance avait revêtu sa robe de princesse (on ne sait jamais au cas où le prince s’y trouverait), j’ai enfourché à nouveau mon vélo, toute leste, après une bonne sieste. Et nous sommes arrivées devant un parc fermé ! Les gardiens, l’air goguenard, nous explique que le vent est décidemment trop mauvais et une branche qui tombe sur la tête d’un prince charmant, ça fait désordre !
Bref, nous repartons l’air dépité. Les petites envolées de feuilles vertes nous accompagnent. Pour des raisons de sécurité, la fête est écourtée… On a poursuivi notre promenade sur les grands boulevards en espérant qu’un principe de sécurité ne vienne pas nous empêcher de marcher. On ne sait jamais ce qu’un papier gras volant peut faire comme dégât…

Pour en savoir plus :

D'une superficie d'un hectare, il a été imaginé par Jean Camille Formigé (1845-1926), le concepteur du jardin des serres d'Auteuil (16ème). Il a été réaménagé en 1980 et 1992. Son nom évoque l'épinette blanche, dont on tirait une bière, mais aussi le célèbre pinot blanc qui aurait poussé autrefois sur ces terres et que l'on retrouve aujourd'hui dans les cépages de l'Auxerrois. Ginkgos, Savonniers de Chine, Chênes verts, deux majestueuses rangées de marronniers, des tilleuls argentés et un citronnier trifolié, entourent un élégant kiosque à musique, qui s'anime chaque année, aux beaux jours. Vous découvrirez également un hêtre pourpre (Fagus sylvatica purpurea) plus que centenaire, puisqu'il a été planté en 1879 ; d'une circonférence de 3,52m, il atteint les 21m de haut ; mais aussi un Pavier jaune (Aesculus flava) et un Tulipier de Virginie (Liriodendron tulipifera) de 20m de haut !

http://www.citoyen-t.com/index.php?screen=large

 

 

PS :

Désolée pas de photos…

Mon concubin m’ayant gracieusement prêté un appareil numérique…sans carte numérique !